mercredi 15 août 2012

Floriade 2012, l’exposition horticole de tous les superlatifs.





























Floriade 2012, l’exposition horticole de tous les superlatifs. Dès l’entrée , le décor est planté, un torrent de graminée inonde le sentier qui va des caisses à l’entrée du salon.
Mélange subtil de stipa tenuifolia ponctués de vivaces dans les tons roses. Le salon s’étend sur 66 ha et s’articule autour de 5 grands thèmes : World show stage, Green Engine, Relax & Heal , Education & Innovation et Environment. Chaque aire thématique possède ses propres aménagements, ses propres décors et ses propres animations et restaurants. Les fervents jardiniers que nous sommes vont être comblés devant une telle déferlante d’idée et de beauté végétale.

La visite débute par l’espace World show stage. Selon moi la partie la moins intéressante du salon qui ne mérite pas vraiment que l’on s’y attarde. Elle sert d’espace de représentation pour les pays qui veulent démontrer leur savoir-faire horticole ou leur artisanat. À noter quand même, le stand belge qui tire vraiment bien son épingle du jeu avec son jardin sur plan incliné. Autre pavillon intéressant, l’Aquapavilion avec une très belle muséographie axé sur le thème de l’eau, sa consommation, notre impact écologique. 

On passe ensuite dans la partie «Environment». Une allée centrale accueille une succession de petits jardins. Tous très différents, mais tous remarquables par leur créativité et le soin apporté aux compositions. Mon coup de coeur se porte néanmoins sur le superbe jardin contemporain inspiratietuin et son bassin central encadré par une bande rouge fluo ainsi que le jardin luxembourgeois avec sa caravane rouillée et ses écrans encastrés. L’espace environnement compte aussi un jardin écologique qui fait la part belle aux respects des écosystèmes en privilégiant l’installation d’une mare naturelle et différents modèles d’abri et de plantes pour les insectes. On retrouve aussi un espace consacré aux compositions pour vos bacs et  jardinières qui vous donneront sans doute beaucoup d’idées de retour à la maison. Très déco aussi la cuisine et le salon envahis de végétaux. La nature s’invite alors dans nos intérieurs pour le plaisir des yeux.

On chemine ensuite vers le second grand thème du salon, Green Engine. Cette partie propose à nouveau une série de jardins créatifs de toute beauté, les Néerlandais nous démontrent une fois de plus leur savoir-faire en la matière. Un grand bassin central fait office de podium au défilé des créations de stylistes. On est ensuite attiré par l’ampleur de la grande serre. Serre ou se sont donné à coeur joie les fleuristes les plus talentueux, mon coup de coeur revient à l’installation aérienne version Arne Quinze qui conjugue assemblage de lattes colorées et paniers plastic coloré très sympa. On peut aussi contempler de nouvelles obtentions horticoles de fleurs coupées. Chacune d’entre elles reçoit une cotation en fonction de ses qualités esthétiques ou la rareté de son coloris. De l’autre côté de la serre, on trouve un stand résolument kitch qui projette ses délires floraux psychédéliques. 

On quitte l’espace Green Engine pour rejoindre la zone intitulée Relax @ Heel. Comme son nom l’indique cette zone est consacrée au bien-être et à la détente au jardin. Piscine, transat et barbecue sont donc au rendez-vous pour un repos bien mérité. Amusant quoiqu’un peu «too much» le jardin aux coloris très pop à rendre jaloux Andy Warhol ou David Hockney. Les enfants adorent le dragon rouillé qui crache du feu. Pour les amateurs de conte de fées on notera aussi la présence de géants verts qui sortent de terre, ou la chaise tulipe icône florale du design Hollandais. 

On quitte alors l’espace «Relax & Heel». A ce moment-là, même Misterplant aux mollets d’acier commence à ressentir les effets de la fatigue. Heureusement l’émerveillement est à l’orée du bois où sont présentées des installations de l‘artiste Land Art belge Will Beckers. Typie, tunnel et suspension de branches tressées rendent hommage à la Forêt. On arrive ensuite dans la section consacrée à l’innovation et l’éducation. Dans cette partie on peut admirer une grande serre tropicale, un pavillon ou vos papilles pourront goûter différents légumes et condiments. L’allée centrale, elle met en valeur une succession de massifs de couleurs différentes, rien que pour vos yeux. 

Voici un petit compte-rendu de la journée passé à Floriade. Alors si comme Misterplant les insectes butineurs sont vos amis, vous n’avez pas peur d’user vos tongs et que votre chérie n’est pas allergique aux pollens. Il vous reste jusqu’au 7 octobre pour venir visiter ce petit joyau végétal à Venlo dans la province du Limbourg Néerlandais. L’émotion est au détour de chaque jardin !

samedi 4 février 2012

Une timide empoisonneuse (Helleborus Niger)




Laissez moi vous présenter selon moi la plus timide des fleurs, j’ai nommé l’hellébore. Cette vivace de la famille des renonculacées se décline en de nombreux coloris plus délicats les uns que les autres.
Pouquoi timide ? 
Timide parce que les fleurs de cette plante sont souvent tournées vers le bas, comme si elle voulait cacher son joli minois aux yeux des jardiniers passionnés que nous sommes.
Dommage, car cette plante possède des fleurs remarquables et variées.

Sous ce profil bas se cache une empoisonneuse de premier rang.
En effet les racines noires de cette plante (helleborus niger) regorgent de 2 poissons d’une part l’hélléboréine qui agit sur le coeur et d’autres parts l’hélléborine un paralysant du système nerveux. Jadis considéré comme herbe aux fou , elle était censée guérir de la folie et éloigner le pouvoir maléfique des sorcières.
Pour cette raison on la retrouvait souvent à la porte d’entrée des maisons de campagne.

Au niveau culture c’est une valeur sûre de vos jardinières d’hiver, elle aime la mi-ombre voire l’ombre et se plaît dans un sol riche et argileux.

Alors si vous maquez d’idées pour fleurir vos jardinières en cette saison. L’hellébore vous comblera de ses élégantes parures. Blanches, noires, roses, vertes. Ils y’en a vraiment pour tous les goûts.
La gallerie photos ci dessus vous le prouve.

Quelques espèces intéressantes : Helleborus argutifolius - Helleborus Niger - Helleborus foetidus - Helleborus orientalis.

lundi 2 janvier 2012

Pousse !!! Mousse !!! (Nos amies les briophytes)


Plante primitive par excellence la mousse à toujours suscité fascination et engouement.
La mousse nous apaise par son côté frais et doux. on aime la caresser et on rêve de s’y étendre.
C’est sans doute la raison pour laquelle, les jardins japonais font la part belle aux mousses, car elle repose l’esprit et invite à la méditation. Très utile pour les fleuristes, elle constitue un faire-valoir intéressant dans les compositions florales ou pour garnir les pots de vos bonsaïs. Le designer Nguyen Chanh à même réalisé un tapis de salle de bain en véritable mousse.
La mousse une plante préhistorique qui peut se vanter d’embellir notre quotidien depuis plus de cinq cents millions d‘années. Certains la traquent dans leur pelouse, d’autres la cultivent. Pour ma part, elle me fascine.
Les mousses sont les premiers végétaux à s’être développé juste après les algues et juste avant les fougères. La mousse possède une faculté d’adaptation hors du commun. On la retrouve en très haute montagne et même à la limite du pôle Nord. Il lui faut très peu de choses pour survivre, elle s’accroche sur la roche nue, le béton et même parfois le plastique de nos gouttières.
Même si elle affectionne dans la plupart des cas les endroits sombres et humides, elle peut cependant résister à une longue sécheresse pour ensuite repartir à la première pluie venue.
La mousse ne possède pas de fleurs. On distingue des rosettes de feuilles mâles enveloppant les anthéridies (organe mâle) et les rosettes de feuilles femelles enveloppant les archégones (organe femelle). Des anthéridies s’échappent les gamètes mâles qui vont aller féconder un oeuf. C’est la jolie petite capsule orange que l’on distingue au dessus des mousses. C’est cette petite capsule qui une fois éclose laisse échapper des spores unicellulaires qui coloniseront les alentours de la plante mère.Les mousses en se décomposant ont fourni le premier substrat nécessaire au développement des plantes.Alors je dis "respect" pour ces miniatures végétales.

Après la lecture de cet article, j’espère qu’en vous promenant vous ne verrez plus la mousse de la même manière et que vous ne la chasserez plus systématiquement de vos jardins.
Elle apporte un peu de poésie au recoin oublié de nos trottoirs et constitue un véritable baromètre de la bonne santé de notre environnement.  Pour parodier la célèbre publicité de savon, je dirais donc «Pousse mousse c’est bien plus malin pour protéger le genre humain.»

lundi 12 décembre 2011

Mystère et envoûtement au royaume végétal (Tacca Chantrierei)


J’ai toujours été fasciné par la diversité de formes et de couleurs du monde végétal. 
Et une fois de plus, je ne suis pas déçu. Sorte de poupée vaudou du monde végétal, voici la surprenante et incomparable Tacca Chantrierei, une plante originaire d’Asie qui ne vous laissera sûrement pas indifférent.

Dans son pays d’origine les ethnies locales chargeaient ce végétal de pouvoir maléfique, on la croyait habitées par le diable d’ou son surnom de plante du diable ou plante chauve souris. C’est une vivace qui atteint une moyenne de 70 cm de haut avec une fleur à moustache tout à fait originale et étonnante.

Cette belle ténébreuse aime la lumière, une bonne luminosité donc s’impose pour garantir son coloris sombre. Néanmoins, il faudra lui éviter le soleil direct. Comme les orchidées elle aime un degré d’humidité élevé, je vous conseille donc de la vaporiser régulièrement. La motte doit toujours rester humide. Attention, sur certains points la belle est difficile, elle n’apprécie guère les eaux calcaires de nos robinets. Il faudra donc privilégier l’eau de bouteille ou l’eau de pluie. Elle déteste aussi les courants d’air, et doit être conservée à une température ambiante de 13 à 25 °C. Encore très rare, il y a quelques années, elle apparaît de plus en plus dans les jardineries et chez les fleuristes.

Elle constitue une alternative idéale aux classiques orchidées de type Phalaenopsis que l’on a multiplié à outrance et qui inonde le marché actuellement. Un peu plus coûteuse qu’une orchidée (environ 18-20 €), c’est un peu la cousine trendy de l’amaryllis, en sujet isoler sur votre table de fête, elle sera se faire remarquer par son mystère et son originalité. D’autres variétés existent tout aussi surprenante: - Tacca Nivea - Tacca cristata aspera - Tacca pinnatifida leontopetaloides et Tacca integrifolia, hélas ces variétés sont encore très rare sur le marché. J’espère que cet article vous a plu et que comme moi vous tomberez sous le charme envoûtant de cette fleur diabolique à haut pouvoir de séduction.

jeudi 24 novembre 2011

Un jardin d'artiste. (Le jardin de Derek Jarman)





En cette fin dannée, un conseil lecture pour tous les artistes jardiniers.
Un livre témoignage, rempli de poésie, où Derek Jarman (plasticien et réalisateur)
décrit les dernières années de sa vie passé dans son jardin. Un endroit inhospitalier sur une plage du Kent, au pied dune centrale nucléaire, un lieu ou rien ne pousse et quil décide daménager avec des galets, des morceaux de bois flotté, des pièces de métaux rouillés et des plantes indigènes.
Derek Jarman malade du sida nous lance un dernier regard sur la vie, il nous livre ses états dâme, sa passion pour la botanique et la poésie dans un livre émouvant et très bien illustré.
Son jardin reste un exemple doriginalité pour tous les paysagistes contemporains, une sorte de sanctuaire végétal pour un artiste hors du commun en fin de vie. Alors vous aussi, amoureux des jardins, laissez-vous tenter par cette émouvante lecture.

lundi 14 novembre 2011

Un mikado dans votre jardin ( Les bambous)



Le bambou , une plante exceptionnelle à bien des égards. Les chaumes de bambous tantôt rayé, vert, noir, tacheté et même bleuté pour certains rivalisent de beauté pour donner une touche originale, contemporaine et asiatique à nos jardins. Plante étonnante que ce bambou, de la famille des graminées poacée. On peut le considérer comme une herbe géante à croissance rapide, certaines espèces peuvent pousser d’un mètre en une journée. Pour l’anecdote, le bambou est une plante qui a une mémoire. En effet, pour une espèce donnée, la floraison se produit simultanément dans toute une région, voire dans le monde entier, quel que soit l'âge de la plante. La même variété de bambou peut donc fleurir en même temps à Tokyo et Paris pour ensuite mourir.
Et C’est bien cela le hic, la floraison condamne la plante qui épuise toutes ces réserves dans cette opération. Rassurez-vous votre bambou peut mettre plusieurs dizaines d’années avant de fleurir. En Asie le bambou a une multitude d’application, échafaudage, toiture, chapeau, vaisselle, cloison, fibre textile, toute une économie gravite autour de cette plante magique.

Comment choisir son bambou ? Il en existe de toutes les tailles et toutes formes des très petits que l’on utilise en couvre-sol (ex : Pleioblastus pumilis), des moyens qui peuvent servir de haies (Phyllostachys aurea) et des géants qui avoisinent les 20 m. Contrairement aux idées reçues, ils ne sont pas tous traçants (envahissant), certaines variétés comme les fargesia se contentent de pousser en touffe. Ils n’iront donc pas envahir la parcelle de votre voisin. D’autres par contre sont très très envahissants et nécessitent une extrême vigilance. 
En règle générale les très petits sont très envahissants. L’essentiel étant donc de bien choisir la variété qui prendra place sur votre terrasse ou dans votre jardin. À part son coté parfois envahissant, le bambou n’est pas difficile, il s’accommode de tout type de sol, plus le sol est léger plus il aura tendance à s’étaler. Le bambou est assez gourmand, il aime l’engrais, cela permet aussi de le contenir et de l’empêcher d’aller cherche sa nourriture plus loin sur le terrain de votre voisin par exemple. Le bambou n’aime pas vivre les pieds dans l’eau pas contre il ne supporte pas non plus les trop longues sécheresses. Un des signes qu’il a soif. C’est quand il enroule ses feuilles sur elle même. Pour limiter sa tendance à conquérir la pelouse de votre voisin, vous devez le juguler grâce à une barrière anti-rhizome. C’est un film plastique d’environ 60 cm de hauteur que l’on dispose autour des racines à la plantation. Attention de chevaucher les coupes de film dans le bon sens, les rhizomes de bambous tournent toujours dans le sens des aiguilles d’une montre.

Grand amateur de bambou, je ne saurai que vous conseiller l’installation de cette plante dans votre jardin ou dans un pot sur votre terrasse. Facile de culture, Il apportera exotisme et verticalité à votre jardin et ne demandera aucun entretien. Alors laissez-vous tenter par ce mikado végétal.

De nombreuses personnes m’ont demandé comment mettre en valeur leur bambou et leur donner ce petit côté «Mikado géant». Misterplant, vous livre donc son secret, il vous suffit de supprimer toutes les branches latérales du chaume jusqu’à une certaine hauteur par exemple 1,2 m. Repetter l’opération sur chaque nouveau chaume. Cette manipulation permet de mettre en valeur les caractéristiques et la beauté des chaumes vos bambous.

Mes variétés préférées :

Phyllostachys nigra punctataun classique aux chaumes noir (7m -25°C)
Fargesia scabrida Asian wonder pour la beauté orange des gaines au printemps (3m -20°C)
Phylostachys aurea Holocrysa pour la couleur jaune orangé de ses chaumes (9m -22°C)
Fargesia Jiuzaighu pour ses chaumes rouge écarlate (3,5m - 20°C)
Chimonobambusa tumidinoda pour ses chaumes en forme de cymbale (3m -18°C)


N’hésitez pas à contacter Misterplant pour vous aider à choisir le bambou qui conviendra le mieux à votre jardin et effectuer une plantation dans les rêgles de l’art.

mardi 1 novembre 2011

Halloween Fever (les potirons)



Pour fêter dignement Halloween, quoi de plus sympa que de vous parler de la famille des cucurbitacées, et principalement des potirons qui feront la joie de nos plus petits, 
mais dont la culture pourrait effrayer certains parents.
Originaires d’Amérique centrale, elles sont appréciées dans différentes préparations.
Plus succulentes les unes que les autres, potage, purée, glace, confiture, etc.
Armez-vous de patience, car il vous faudra 5 mois pour transformer la petite graine que vous aurez plantée en une magnifique citrouille bien dodue. Voici comment procéder, semez-les en pleine terre au mois de mai, disposez 3 ou 4 graines recouvertes de 1 ou 2 cm de terreau. Après germination, conservez un ou 2 beaux plants et supprimez les autres. Pincez les tiges pour encourager la fructification. En juin, ne gardez que 2 feuilles à partir de la base. Sur les repousses, coupez à six feuilles pour obtenir un plus grand nombre de fleurs et donc plus de fruits. Récoltez les fruits arrivés à maturité en octobre et tremblez devant de si belles citrouilles. 

Mes préférées : 
Giraumon « turban turc «  pour son aspect curieux à 2 étages.
Jack O lantern qui comme son nom l’indique fait merveille pour Halloween.
Potiron «Bleu de Hongrie». Pour sa couleur bleue et sa longue conservation.